Le président Rajoelina affirme fermement l’absence de privatisation de la Jirama en 2025
Face à une inquiétude croissante qui agite le secteur de l’énergie à Madagascar, la stabilité de la société nationale d’électricité, la Jirama, demeure un sujet sensible. Depuis plusieurs années, les discussions autour d’une possible privatisation ou d’une entrée de capitaux privés alimentent les débats publics. Cependant, en cette année 2025, le président Andry Rajoelina a réaffirmé avec fermeté sa position : la Jirama ne sera pas privatisée, ni démantelée. Lors d’une rencontre récente avec les représentants syndicaux, il a déclaré que tant qu’il sera au pouvoir, cette entité stratégique pour le service public malgache restera entièrement sous contrôle étatique. La crainte d’un transfert de propriété ou d’un changement de statut a été exacerbée par le récent passage de la compagnie en Société Anonyme, statut souvent associé à une ouverture à la participation privée. Pourtant, le chef de l’État a insisté sur la sauvegarde de l’actionnariat public, affirmant que « la Jirama ne sera pas privatisée » tant qu’il occupera la présidence. Cette déclaration s’inscrit dans une volonté claire de rassurer la population ainsi que les acteurs du secteur face aux spéculations et aux incertitudes liées à la reforme structurelle en cours.

Une réaction à la controverse autour du changement de statut
Le changement récent de statut de la Jirama en Société Anonyme représente une étape cruciale dans ses réformes, censée répondre à des conditions imposées par des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale. La publication officielle de ses statuts, le 15 avril 2025, a suscité une vague d’interrogations et de contestations, notamment de la part du personnel. La nouvelle configuration prévoit l’émission de 2 600 000 actions d’une valeur unitaire de 20 000 ariary, entièrement détenues par l’État malgache. Pourtant, malgré cette formalisation, le président Rajoelina a souligné que le changement de statut ne signifiait pas une ouverture à des investisseurs privés dans un avenir proche. Les critiques dénoncent cette évolution comme une étape vers la privatisation, mais dans ses déclarations, le chef de l’État insiste sur l’aspect purement administratif visant à aligner la société avec les standards internationaux sans céder le contrôle stratégique. La clarification présidentielle vise à appuyer la position du gouvernement : la société publique, vitale pour le service public, demeure sous contrôle strict de l’État. Il est fondamental de comprendre que cette mise en conformité est une pratique courante dans les réformes structurelles internationales, sans obligation de vente ou de privatisation immédiate.

Les enjeux énergétiques et financiers de la conservation de la Jirama comme société publique
La Jirama constitue un pilier essentiel pour la stabilité énergétique et la cohésion sociale à Madagascar. En 2025, la société doit faire face à un défi majeur : des pertes techniques atteignant 29 %, principalement dues à un réseau vétuste, à des groupes électrogènes obsolètes, ainsi qu’à des vols de carburant fréquents. Ces dysfonctionnements ont un impact direct sur la qualité du service, exacerbant l’insécurité énergétique qui alimente la grogne populaire. Le déficit annuel de la société est estimé autour de 144 milliards d’ariary, ce qui fragilise le financement des infrastructures essentielles et compromet la fourniture d’une électricité fiable pour tous. Le gouvernement a élaboré un plan de redressement, comprenant notamment des investissements dans le solaire, la révision des groupes électrogènes, ainsi que l’installation de compteurs intelligents. Cependant, la mise en œuvre de ces projets éprouve encore de nombreuses difficultés, ralentissant la reprise nécessaire. La perspective de privatiser la société ou d’introduire des investisseurs privés accroît la crainte que cette réforme serve seulement à satisfaire aux exigences financières internationales, au détriment de la maîtrise publique. La stabilité de la Jirama comme société publique apparaît donc stratégique pour préserver l’indépendance énergétique du pays, tout en assurant un service de qualité aux Malgaches.

Un tableau récapitulatif des enjeux financiers et techniques de la Jirama
| Aspect | Situation en 2025 | Conséquences potentielles |
|---|---|---|
| Pertes techniques | 29 % | Augmentation du coût de production |
| Déficit annuel | 144 milliards d’ariary | Risque de faillite à moyen terme |
| Obsolescence matérielle | Groupes électrogènes & réseaux vétustes | Faible fiabilité de la distribution |
| Projets en cours | Investissements dans le solaire & compteurs intelligents | Amélioration progressive du service |
| Actionnariat | 100 % détenue par l’État | Indépendance de décision préservée |
Les initiatives et plans pour renforcer la société publique Jirama en 2025
Dans un contexte où l’énergie constitue un enjeu capital pour le développement de Madagascar, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives destinées à moderniser la Jirama. Parmi celles-ci, la diversification des sources d’énergie a été priorisée, avec des investissements dans le solaire et la biomasse. Ces démarches visent à réduire la dépendance aux groupes électrogènes diesel, responsables d’une part importante des pertes financières et techniques. La modernisation des infrastructures est également un objectif clé pour garantir une distribution plus fiable et plus sûre de l’électricité à travers tout le territoire. La révision des projets de réhabilitation, notamment le remplacement des équipements obsolètes, reste une priorité. Par ailleurs, le plan inclut l’installation de compteurs intelligents qui permettent une gestion plus précise de la consommation, évitant ainsi une surcharge salariale mal répartie. L’engagement du gouvernement à préserver le service public souhaité par la majorité des Malgaches implique que toute démarche de réforme doit rester dans une optique de stabilité, sans ouverture à la privatisation. La participation des acteurs locaux, la transparence dans la gestion, ainsi que le respect des engagements internationaux sont fondamentaux pour la réalisation de ces projets ambitieux.
Les défis à relever pour la modernisation complète de la Jirama
Malgré l’élan de réforme et les investissements programmés, plusieurs obstacles freinent la modernisation de la société. La vétusté du réseau, le manque de financements suffisants, et la résistance au changement parmi certains acteurs locaux compliquent la mise en œuvre. La méfiance exprimée par les employés suite au recent changement de statut illustre ces réticences, qui peuvent ralentir la progression vers un service électrique amélioré. La gestion des ressources humaines, notamment la surcharge salariale et la répartition inégale, doit être également revue pour éviter des conflits sociaux de grande ampleur. L’intégration de nouvelles technologies, telles que les compteurs intelligents, nécessite une adaptation technique et une formation continue. La presse locale rapporte régulièrement ses difficultés, en soulignant la nécessité d’un dialogue constant et constructif entre le gouvernement et les syndicalistes pour garantir la stabilité du secteur. En définitive, la modernisation de la Jirama en 2025 repose sur une stratégie intégrée, alliant investissements, réforme managériale, et gouvernance transparente. Tout dérapage dans l’un de ces volets pourrait compromettre la réussite du projet global.
Les conséquences sociales et politiques du maintien de la société publique Jirama
Conserver la Jirama sous contrôle étatique en 2025 ne relève pas seulement d’une stratégie énergétique, mais aussi d’une approche politique, soulignant le respect du service public et la souveraineté nationale. La société demeure un symbole de l’engagement du gouvernement envers l’accès à l’énergie pour tous, notamment dans les zones rurales où le développement économique en dépend étroitement. La crainte de privatisation suscite néanmoins une révolte sociale, alimentée par les revendications des syndicats et des populations. Mettant en avant la nécessité de préserver des emplois, d’assurer une tarification équitable, et de maîtriser la gestion des ressources, la stabilité de la société publique devient une question de survie pour le président Rajoelina. Plusieurs mouvements sociaux ont été observés, notamment des grèves ou marches réclamant des améliorations immédiates du service électrique. Les enjeux politiques se cristallisent autour de la capacité du gouvernement à maintenir un équilibre entre gestion responsable, transparence et engagement social, sans céder aux pressions des acteurs privés ou étrangers. La communication autour de cette position ferme constitue une étape cruciale pour renforcer la confiance citoyenne dans une vision nationale de l’énergie.
Une gestion sociale de l’énergie au cœur de la stabilité politique
Le maintien du caractère public de la Jirama en 2025 apparaît comme une réponse déterminée à la volonté populaire et aux exigences sociales. La gestion des conflits sociaux, notamment ceux liés aux conditions de travail et aux tarifs, occupe une place stratégique dans la stabilité politique du pays. La désactivation de la menace de privatisation est perçue comme une victoire pour les syndicats et une assurance que le gouvernement entend privilégier un modèle de gestion inclusif. La transparence dans la communication et la participation des acteurs locaux dans la définition des politiques énergétiques renforcent la légitimité de cette posture. Par ailleurs, des mécanismes de dialogue sont institués pour assurer la mobilisation collective autour d’un projet commun, évitant ainsi l’émergence d’oppositions déstabilisantes pour le pouvoir. La pérennité de la société publique constitue donc une garantie pour la cohésion sociale et la souveraineté nationale, éléments fondamentaux pour surmonter les crises économiques ou sociales en 2025.
Questions fréquentes sur la gestion publique de la Jirama en 2025
- La privatisation de la Jirama est-elle toujours envisageable à Madagascar ? Non, selon les déclarations officielles du président Andry Rajoelina, la société reste entièrement sous contrôle public tant qu’il sera au pouvoir.
- Quels sont les principaux projets pour améliorer le réseau électrique ? La modernisation porte sur le renouvellement des équipements, l’installation de compteurs intelligents, et le développement d’énergies renouvelables comme le solaire.
- Quels risques le secteur énergétique à Madagascar devra-t-il surmonter en 2025 ? La vétusté des infrastructures, la gestion des pertes techniques, les déficits financiers et la résistance au changement dans la gestion des ressources humaines.
- Comment le gouvernement assure-t-il la stabilité sociale face aux inquiétudes autour de la Jirama ? En maintenant la société sous contrôle de l’État, en garantissant un dialogue social permanent et en renforçant la transparence dans la gestion.
- Que représente la réforme du statut de la Jirama pour Madagascar ? Elle permet d’assurer une meilleure conformité aux normes internationales tout en conservant le contrôle public et en évitant une privatisation, au bénéfice de la souveraineté nationale.
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