Le regard du monde se tourne vers le Japon où se tient le sommet Ticad-9, un événement majeur pour l’Afrique et ses partenaires. Au cœur de ces échanges, Madagascar se positionne comme un acteur clé, déterminé à sceller une alliance stratégique avec le pays du Soleil Levant. Cette participation n’est pas un simple acte diplomatique ; elle incarne une vision audacieuse pour la Grande Île, propulsant des ambitions de développement économique et social sur la scène internationale. En effet, la délégation malgache, menée par le Premier ministre, Christian Ntsay, a exposé des priorités claires, axées sur l’industrialisation, la transition énergétique et le renforcement des infrastructures, des leviers essentiels pour transformer le potentiel de l’île en une réalité prospère. Madagascar voit dans la Ticad-9 une opportunité unique de concrétiser des projets d’envergure, d’attirer des investissements significatifs et de bénéficier d’un transfert de savoir-faire crucial pour son avenir. L’objectif est de bâtir un partenariat solide et durable, fondé sur la confiance mutuelle et des intérêts partagés, afin d’assurer une croissance inclusive et un développement résilient pour tous ses citoyens. Ces discussions à Yokohama sont donc bien plus qu’une rencontre ; elles sont le prélude à une ère nouvelle de coopération internationale.
Le Premier ministre malgache a clairement exposé la feuille de route de Madagascar, dessinant un chemin vers un avenir prometteur. Il est question de faire de la nation insulaire un hub régional, capable de transformer ses richesses naturelles et humaines en une force motrice pour l’ensemble de l’océan Indien. L’accent est mis sur l’urgence d’une industrialisation locale, permettant de créer de la valeur ajoutée directement sur le territoire, plutôt que d’exporter des matières premières brutes. Cela implique des investissements massifs dans les infrastructures, qu’elles soient énergétiques pour alimenter une économie en pleine expansion, ou portuaires pour faciliter les échanges commerciaux et l’intégration régionale. Le numérique et l’intelligence artificielle ne sont pas en reste, reconnus comme des catalyseurs d’innovation et de modernisation. Finalement, la dimension humaine est au centre de toutes les stratégies, avec une insistance particulière sur la formation et l’autonomisation des jeunes et des femmes, garants d’une économie forte et équitable. La Ticad-9 devient ainsi la plateforme idéale pour articuler ces aspirations et trouver les partenaires nécessaires à leur réalisation, avec le Japon en tête de proue de cette coopération internationale.
En bref : Madagascar et la Ticad-9, les points clés
- 🤝 Renforcement de la coopération internationale entre Madagascar et le Japon, qualifiée d’« alliance stratégique » par le Premier ministre Christian Ntsay.
- 🏭 Priorité à l’industrialisation : développement de zones industrielles pour la transformation locale des ressources minières et agricoles.
- ⚡ Transition énergétique : appel à des investissements japonais dans les énergies renouvelables et l’interconnexion des réseaux électriques.
- 🚢 Modernisation des infrastructures de transport, notamment l’extension du port de Toamasina par la JICA, visant un triplement de capacité d’ici 2026.
- 💡 Partage de savoir-faire : focus sur le numérique, l’intelligence artificielle et l’innovation pour stimuler la croissance.
- 🌱 Développement durable et inclusif : insistance sur la formation et l’insertion des jeunes et des femmes.
- 🌐 Alignement avec la Politique Générale de l’État (PGE) de Madagascar, soulignant une vision cohérente.
- 🌍 La Ticad-9 représente une étape nouvelle et prometteuse pour les nations d’Afrique dans leur partenariat avec le Japon.
Madagascar et le Japon : Forger une Alliance Stratégique pour l’Avenir
La neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, plus connue sous le nom de Ticad-9, s’est imposée comme un carrefour essentiel pour les nations africaines, et Madagascar y a joué une partition remarquablement engagée. Le Premier ministre Christian Ntsay, en représentant la Grande Île à Yokohama, a su articuler une vision claire et audacieuse, qualifiant le partenariat recherché avec le Japon d’« alliance stratégique ». Cette expression n’est pas anodine ; elle souligne une volonté profonde de dépasser la simple aide au développement pour instaurer une coopération internationale mutuellement bénéfique, ancrée dans la confiance et des intérêts partagés. On comprend bien que l’objectif n’est pas seulement de recevoir, mais de construire ensemble, de façonner un avenir commun où l’expertise japonaise et le potentiel malgache se rencontrent pour générer une croissance durable et inclusive. Cette ambition s’inscrit pleinement dans le cadre plus large du développement durable de l’Afrique, un continent regorgeant de ressources et d’opportunités. Il est fascinant de voir comment ces sommets diplomatiques deviennent des catalyseurs pour des transformations économiques concrètes.
Cette « alliance stratégique » entre Madagascar et le Japon est pensée pour aller au-delà des échanges commerciaux traditionnels. Elle vise une véritable synergie, où l’investissement, le transfert de technologie et le partage de savoir-faire deviennent les piliers d’une nouvelle ère de collaboration. Pour Madagascar, cela signifie accéder à des technologies de pointe, à des méthodes de gestion éprouvées et à des financements qui peuvent réellement faire la différence. Le Premier ministre Ntsay a insisté sur l’importance de ce soutien pour permettre à la nation de valoriser ses propres ressources, qu’elles soient minières, agricoles ou humaines. On sait que l’Afrique est souvent perçue comme un continent de matières premières, mais l’ambition de Madagascar est de rompre avec ce modèle, en transformant localement et en créant de la valeur ajoutée. C’est une démarche de souveraineté économique, qui promet de renforcer la résilience du pays face aux chocs extérieurs. C’est une opportunité unique pour Madagascar de se positionner non plus seulement comme un exportateur, mais comme un producteur et un acteur majeur de la chaîne de valeur régionale et internationale.
La dynamique insufflée par cette coopération prend également en compte les défis globaux. Dans un monde en constante évolution, marqué par l’urgence climatique et la nécessité d’une économie plus verte, l’alliance avec le Japon offre à Madagascar des perspectives précieuses. Le Premier ministre a ainsi explicitement mentionné la nécessité d’investissements dans les énergies renouvelables, un secteur où le Japon possède une expertise reconnue. Il ne s’agit pas seulement de produire de l’électricité, mais de le faire de manière propre et efficiente, en ligne avec les engagements internationaux en matière de développement durable. De plus, la notion de confiance et d’intérêts mutuels, maintes fois soulignée, est fondamentale. Elle garantit que les projets mis en œuvre répondent aux besoins réels de la population malgache et contribuent à l’amélioration de leur qualité de vie. L’expérience montre que les partenariats les plus fructueux sont ceux où chaque partie trouve son compte, et où la vision à long terme prime sur les bénéfices immédiats. On peut dire que la Ticad-9 a posé les jalons d’une relation solide et prometteuse, capable de transformer les défis en véritables opportunités de croissance pour Madagascar.
L’Industrialisation, Moteur de Croissance pour la Grande Île
L’ambition d’industrialisation est sans conteste l’un des piliers centraux de la stratégie de Madagascar présentée lors de la Ticad-9 au Japon. Le Premier ministre Christian Ntsay a martelé l’importance de développer des zones industrielles modernes et performantes à travers le pays. Pourquoi une telle insistance ? Simplement parce que l’industrialisation est le moteur par excellence de la création de richesse et d’emplois durables. On sait que Madagascar possède des ressources minières et agricoles d’une richesse incroyable, mais leur simple exportation à l’état brut ne permet pas de capturer toute la valeur ajoutée qu’elles pourraient générer. L’objectif est donc clair : transformer localement ces ressources. Imaginez un instant des usines modernes traitant le saphir, le chrome ou le graphite directement sur le sol malgache, ou encore des complexes agro-industriels valorisant le café, la vanille ou le riz. C’est toute une chaîne de valeur qui se développe, depuis l’extraction ou la culture jusqu’au produit fini, prêt à être exporté ou consommé sur le marché local. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la Politique Générale de l’État (PGE) de Madagascar, qui depuis plusieurs années met un accent particulier sur la nécessité de s’affranchir du modèle de l’exportateur de matières premières pour embrasser celui du transformateur et de l’industriel. C’est une révolution économique en marche, qui nécessite des partenaires solides et visionnaires comme le Japon.
Les discussions à Yokohama ont clairement mis en lumière la demande de Madagascar pour des investissements étrangers directs dans ces nouvelles zones industrielles. Mais il ne s’agit pas seulement de capitaux ; le transfert de savoir-faire technique et managérial est tout aussi crucial. On parle ici de l’expertise japonaise en matière d’efficacité de production, de contrôle qualité, de logistique et d’innovation technologique. Par exemple, dans le secteur agricole, l’adoption de techniques de transformation avancées permettrait non seulement d’augmenter la valeur des produits malgaches, mais aussi de réduire les pertes post-récolte, un défi majeur dans de nombreuses régions. Pour les ressources minières, la mise en place d’unités de raffinage ou de semi-transformation réduirait la dépendance aux marchés extérieurs pour la transformation et garantirait une meilleure part des bénéfices sur place. Cette vision de l’économie malgache, résolument tournée vers l’industrie, vise à créer un cercle vertueux : plus d’industries, c’est plus d’emplois qualifiés pour la jeunesse, plus de revenus pour les familles, et in fine, une amélioration du niveau de vie général. C’est une stratégie de développement durable qui met l’accent sur l’autonomie et la résilience économique. Le Premier ministre Ntsay a bien insisté sur le fait que cette nouvelle étape de coopération internationale avec le Japon représente de « grandes perspectives pour les nations africaines », et Madagascar entend bien saisir pleinement cette opportunité pour diversifier son économie et renforcer sa position régionale.
Comparaison de potentiels industriels et économiques
Découvrez les atouts et spécificités de Madagascar en comparaison avec des pays hypothétiques, mettant en lumière son positionnement stratégique pour les investissements et le développement durable dans le cadre du sommet TICAD-9. Interagissez avec le tableau pour explorer les données.
| Critère | Madagascar | Pays A (hypothétique) | Pays B (hypothétique) |
|---|
*Données à titre indicatif pour illustration. Les « Pays A » et « Pays B » sont des exemples hypothétiques.
Les secteurs clés de l’industrialisation malgache
Pour concrétiser cette vision, Madagascar cible plusieurs secteurs qui représentent des opportunités immenses pour l’économie. Voici quelques-uns des domaines où l’effort d’industrialisation est le plus poussé :
- 🍚 Agro-industrie : Transformation des produits agricoles (riz, maïs, fruits, légumes, vanille, café) pour augmenter leur durée de conservation et leur valeur marchande. On vise la production d’aliments transformés, de boissons, et de produits aromatiques.
- ⛏️ Valorisation minière : Traitement et semi-transformation des minerais (graphite, nickel, chrome, saphir) pour créer des produits à plus forte valeur ajoutée avant exportation, réduisant ainsi la dépendance aux marchés bruts.
- 🐠 Pêche et aquaculture : Mise en place d’usines de transformation du poisson et des produits de la mer (conserveries, surgélation) pour répondre à une demande croissante et améliorer les standards d’exportation.
- 🧵 Textile et confection : Développement de filières intégrées, de la culture du coton ou d’autres fibres à la production de vêtements finis, en exploitant le savoir-faire local et la main-d’œuvre disponible.
- 🛠️ Matériaux de construction : Production locale de ciment, briques, tuiles et autres matériaux nécessaires au développement des infrastructures, réduisant les coûts d’importation.
Chaque secteur a le potentiel de générer des milliers d’emplois et d’attirer des partenariats stratégiques, notamment avec le Japon, qui peut apporter son expertise en matière d’efficacité et d’innovation. C’est une véritable feuille de route pour une croissance diversifiée et inclusive que Madagascar met en place.
Énergie Renouvelable et Infrastructures : Les Piliers d’une Croissance Durable
Le développement durable de Madagascar repose inévitablement sur une transformation majeure de ses capacités énergétiques et de ses infrastructures de transport, des thèmes que le Premier ministre Christian Ntsay a placés au premier plan lors de la Ticad-9. Imaginez un pays où l’accès à l’électricité est fiable, propre et abordable pour tous. C’est la vision ambitieuse pour Madagascar, et elle passe par des investissements massifs dans les énergies renouvelables. Le soleil brille généreusement sur la Grande Île, le vent y souffle souvent, et les rivières offrent un potentiel hydroélectrique considérable. Exploiter ces ressources naturelles, c’est s’assurer une indépendance énergétique, réduire l’empreinte carbone et, surtout, fournir l’énergie nécessaire à l’industrialisation et au développement économique. Le Japon, avec son leadership en matière de technologies vertes, est un partenaire idéal pour accompagner cette transition. On parle ici de parcs solaires, d’éoliennes et de barrages hydroélectriques, mais aussi d’interconnexion des réseaux électriques pour garantir une distribution stable et efficace sur l’ensemble du territoire. Une énergie fiable est la condition sine qua non pour toute usine, tout hôpital, toute école qui aspire à fonctionner pleinement et à contribuer à la prospérité.
Au-delà de l’énergie, les infrastructures de transport constituent un autre chantier colossal et stratégique. Madagascar, en tant qu’île, dépend fortement de ses ports pour le commerce international. À cet égard, le développement du port de Toamasina est un exemple parfait de la coopération internationale en action. L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) accompagne déjà l’extension de ce port vital, avec l’objectif de tripler sa capacité d’ici 2026. Un port moderne et efficient, c’est la promesse d’une meilleure fluidité des échanges, d’une réduction des coûts de transport et d’une augmentation de la compétitivité des produits malgaches sur les marchés mondiaux. Plus qu’une simple infrastructure, Toamasina est en passe de devenir un véritable hub d’entrée sur l’océan Indien, facilitant les échanges non seulement pour Madagascar, mais aussi pour les pays voisins. On voit bien l’impact transformateur d’un tel projet : des emplois directs et indirects, une meilleure connexion au reste du monde, et un renforcement de la position stratégique de l’île. Les routes, les ponts, les aéroports ne sont pas en reste, et leur modernisation est essentielle pour connecter les zones de production aux centres de transformation et aux ports d’exportation. C’est une vision intégrée du développement durable qui est mise en œuvre, où chaque pièce du puzzle compte pour bâtir un avenir prospère.
L’impact des infrastructures portuaires sur l’économie régionale
Le rôle du port de Toamasina dépasse largement les frontières de Madagascar. Sa modernisation et son extension, soutenues par la JICA et prévues pour un triplement de capacité d’ici 2026, auront des répercussions significatives sur toute la région de l’Afrique de l’Est et de l’océan Indien. En devenant un hub maritime, il offrira de nouvelles opportunités pour les pays enclavés, réduisant leurs coûts logistiques et améliorant leur accès aux marchés mondiaux. On peut s’attendre à une augmentation du transit de marchandises, à l’attraction de nouvelles lignes maritimes et à un renforcement des services logistiques, créant un écosystème commercial dynamique. De plus, un port plus efficace signifie des délais de livraison plus courts, un atout majeur pour les entreprises soucieuses de leur chaîne d’approvisionnement. Cette évolution est cruciale pour l’économie de la région, car elle favorise l’intégration économique, le partenariat et le commerce intrarégional, des éléments essentiels pour un développement durable et partagé. Les discussions à la Ticad-9 ont d’ailleurs souvent mis en lumière l’importance de ces corridors économiques et de ces points d’ancrage pour l’ensemble du continent africain.
Quand Technologie et Innovation Propulsent le Développement Malgache
L’ère numérique est là, et Madagascar ne compte pas la rater. La délégation malgache, présente à la Ticad-9 au Japon, a souligné l’urgence et l’importance du partage de savoir-faire dans des domaines aussi cruciaux que le numérique, l’intelligence artificielle (IA) et l’innovation. On sait que la technologie est un formidable accélérateur de développement, capable de transformer des secteurs entiers, de l’agriculture à la santé, en passant par l’éducation. Pour Madagascar, l’objectif est d’intégrer ces avancées pour moderniser son économie et améliorer la vie de ses citoyens. Imaginez des agriculteurs utilisant des drones pour surveiller leurs cultures, des systèmes d’IA pour optimiser les rendements et des plateformes numériques pour vendre leurs produits directement aux consommateurs. C’est une révolution qui est à portée de main, à condition d’investir dans la formation des compétences et dans les infrastructures numériques. Le Japon, pionnier en matière d’innovation technologique, est un partenaire de choix pour transférer ces connaissances et aider Madagascar à bâtir son propre écosystème numérique. C’est une question de vision à long terme, d’anticipation des besoins futurs et de positionnement stratégique sur la scène mondiale.
Le rôle de l’innovation ne se limite pas aux grands projets. Il s’incarne aussi dans le quotidien, par l’émergence de start-ups locales, le développement d’applications mobiles utiles ou l’adoption de solutions numériques pour simplifier l’accès aux services publics. Lors du sommet de Yokohama, le Premier ministre Ntsay a mis en avant la nécessité d’une véritable culture de l’innovation. Cela implique de soutenir les jeunes entrepreneurs, de créer des incubateurs et des espaces de co-working, et d’encourager la recherche et le développement. Le partage de savoir-faire avec le Japon est ici fondamental, car il permet de bénéficier de l’expérience d’un pays à la pointe de la technologie, évitant ainsi certaines erreurs et accélérant l’apprentissage. On pense notamment aux applications de l’IA pour la gestion des données, l’optimisation des processus industriels ou la création de services personnalisés. La coopération internationale dans ces domaines est un investissement dans l’avenir, garantissant que Madagascar ne sera pas laissé pour compte dans cette course à la numérisation mondiale. C’est une chance unique de diversifier son économie et de créer de nouvelles opportunités pour les générations futures, en exploitant pleinement le potentiel de la Grande Île.
Miser sur la jeunesse et les femmes pour l’émergence numérique
L’intégration des jeunes et des femmes est au cœur de la stratégie numérique de Madagascar. Ils sont les principaux bénéficiaires et acteurs de cette transformation. Le Premier ministre Ntsay a insisté sur l’importance de leur formation et de leur insertion dans les métiers de la technologie et de l’innovation. On constate qu’ils représentent une force vive et un réservoir de talents inexploité. Former des développeurs, des spécialistes en cybersécurité, des data scientists ou des experts en IA, c’est s’assurer que Madagascar dispose des compétences nécessaires pour bâtir son propre avenir numérique. Les partenariats avec des institutions japonaises peuvent jouer un rôle clé dans la mise en place de programmes de formation adaptés et de centres d’excellence. En donnant aux jeunes et aux femmes les moyens de participer pleinement à cette révolution technologique, on stimule non seulement la croissance économique, mais on favorise aussi une société plus inclusive et égalitaire. C’est un aspect essentiel du développement durable que la Ticad-9 a permis de mettre en lumière, démontrant l’engagement de Madagascar à bâtir un avenir où chacun a sa place.
| 🚀 Secteur Technologique | 🎯 Objectifs de Madagascar | 🇯🇵 Contribution potentielle du Japon |
|---|---|---|
| Intelligence Artificielle (IA) | Développer des applications pour l’agriculture, la santé et la gestion des ressources. | Transfert de technologies d’IA, formation d’ingénieurs, financement de projets pilotes. |
| Transformation Numérique | Moderniser l’administration, numériser les services publics et privés. | Conseil en e-gouvernance, solutions de cloud computing, cybersécurité. |
| Connectivité et Infrastructures | Améliorer l’accès à internet, étendre la couverture des réseaux haut débit. | Investissements dans les infrastructures de télécommunications, expertise en fibre optique. |
| Innovation Digitale | Soutenir les start-ups, créer des hubs technologiques et des incubateurs. | Programmes d’échange d’entrepreneurs, accès à des fonds d’investissement, mentorship. |
| Éducation Numérique | Intégrer le numérique dans les programmes scolaires et universitaires, former les enseignants. | Outils pédagogiques innovants, bourses d’études, partenariats universitaires. |
L’Humain au Cœur du Développement : Jeunesse, Femmes et Éducation
Au-delà des chiffres de l’économie et des mégaprojets d’infrastructures, le cœur de la stratégie de Madagascar, telle que présentée lors de la Ticad-9, bat au rythme du développement humain. Le Premier ministre Christian Ntsay a réaffirmé avec force que l’éducation, la formation et l’emploi des jeunes et des femmes sont une priorité absolue. On comprend aisément pourquoi : ce sont eux qui représentent l’avenir, la force vive et l’énergie nouvelle dont le pays a besoin pour prospérer. Sans une population bien formée, en bonne santé et pleinement intégrée dans le tissu économique, aucune croissance durable n’est possible. Il est essentiel de leur donner les outils nécessaires pour s’épanouir et contribuer activement à la construction de la nation. Cela passe par des systèmes éducatifs robustes, des programmes de formation professionnelle adaptés aux besoins du marché du travail, et des politiques favorisant l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi. La coopération internationale avec le Japon peut ici jouer un rôle déterminant, en offrant des opportunités de bourses, des échanges universitaires et des programmes de mentorat pour renforcer les compétences locales.
L’autonomisation des femmes est un levier de développement particulièrement puissant pour Madagascar. En leur offrant un accès égal à l’éducation, à la formation et à des opportunités économiques, on ne fait pas qu’améliorer leur vie individuelle ; on stimule l’ensemble de l’économie et de la société. Les femmes entrepreneures sont une source d’innovation et de dynamisme. Celles qui accèdent à des postes de responsabilité contribuent à une meilleure gouvernance et à des décisions plus inclusives. Les discussions à la Ticad-9 ont mis en lumière l’importance d’intégrer cette dimension genre dans toutes les politiques de développement durable. De même, la jeunesse malgache, avec son énergie et sa créativité, est une richesse inestimable. Il est crucial de créer des parcours professionnels clairs, de soutenir l’entrepreneuriat jeune et de les impliquer dans les grands chantiers du pays, notamment dans les secteurs de la technologie et de l’industrialisation. Un pays qui investit dans sa jeunesse et ses femmes est un pays qui parie sur son avenir. On observe que cette approche holistique, qui place l’humain au centre des préoccupations, est de plus en plus reconnue comme la clé d’un développement réussi et équitable, non seulement à Madagascar, mais partout en Afrique.
Les programmes concrets pour l’emploi et la formation
Pour traduire ces ambitions en actions concrètes, Madagascar met en place et recherche des partenariats pour des programmes ciblés. Voici quelques axes majeurs :
- 👩🎓 Bourses d’études et de stages : Faciliter l’accès des jeunes malgaches aux universités et aux entreprises japonaises pour acquérir des compétences de pointe et une expérience internationale.
- 📚 Centres de formation professionnelle : Créer et renforcer des établissements qui proposent des formations adaptées aux besoins des secteurs industriels, énergétiques et technologiques émergents, en partenariat avec des experts japonais.
- 🤝 Programmes d’insertion professionnelle : Développer des dispositifs pour accompagner les jeunes diplômés et les femmes dans leur recherche d’emploi, incluant le mentorat, l’aide à la rédaction de CV et des ateliers de préparation aux entretiens.
- 💡 Soutien à l’entrepreneuriat féminin : Mettre en place des fonds de démarrage, des formations en gestion d’entreprise et des réseaux de soutien pour les femmes souhaitant créer leur propre activité, notamment dans les filières de transformation et d’innovation.
- 🧑🏫 Éducation pour tous : Poursuivre les efforts pour garantir un accès universel à une éducation de qualité, dès le plus jeune âge, en améliorant les infrastructures scolaires et la formation des enseignants.
Ces initiatives démontrent la volonté de Madagascar de construire une société où chaque individu a la possibilité de réaliser son plein potentiel, contribuant ainsi à un développement durable et partagé. Le Japon, par le biais de la Ticad-9 et de la coopération internationale, se positionne comme un partenaire précieux dans cette voie.
Qu’est-ce que la Ticad-9 et quel est son objectif principal ?
La Ticad-9 (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique) est un sommet organisé par le Japon, en collaboration avec l’Union africaine et d’autres partenaires. Son objectif principal est de promouvoir le développement durable de l’Afrique à travers un partenariat renforcé avec le Japon, en se concentrant sur des domaines clés comme l’économie, les infrastructures, l’énergie, la technologie et le développement humain.
Quelles sont les priorités de Madagascar exposées lors de ce sommet ?
Madagascar a mis en avant plusieurs priorités essentielles : l’industrialisation locale pour valoriser ses ressources (minières et agricoles), l’investissement dans les énergies renouvelables, le développement des infrastructures portuaires (comme l’extension du port de Toamasina), le partage de savoir-faire en numérique et intelligence artificielle, ainsi que la formation et l’insertion des jeunes et des femmes.
Comment le Japon contribue-t-il déjà au développement des infrastructures à Madagascar ?
Le Japon, notamment à travers son Agence japonaise de coopération internationale (JICA), accompagne déjà Madagascar dans l’extension du port de Toamasina. Ce projet vise à tripler la capacité du port d’ici 2026, ce qui est crucial pour positionner Madagascar comme un hub commercial majeur dans l’océan Indien.
Quel est le rôle de l’innovation et de la technologie pour Madagascar selon le Premier ministre ?
Selon le Premier ministre Ntsay, l’innovation et la technologie sont des catalyseurs essentiels pour la croissance. Madagascar cherche à bénéficier du partage de savoir-faire japonais dans le numérique et l’intelligence artificielle pour moderniser son économie, créer de nouvelles opportunités d’emploi, et améliorer les services dans des secteurs variés comme l’agriculture et la santé.
En quoi l’accent sur la jeunesse et les femmes est-il une stratégie clé de développement pour Madagascar ?
L’accent sur la jeunesse et les femmes est une stratégie clé car ils représentent la force vive et le potentiel de développement futur de Madagascar. En investissant dans leur éducation, leur formation et leur emploi, le pays vise à construire une économie plus inclusive et résiliente, stimuler l’innovation et garantir un développement durable pour toute la société.


